Réforme de l’EAF : UN ULTIME EFFORT S’IMPOSE

 

Pour la session du baccalauréat 2029, soit l’Épreuve Anticipée de Français (EAF) de juin 2028, une réforme est envisagée :

* Temps de préparation : 30 minutes ⇒ 1 heure

* Support de l’interrogation : extrait étudié en classe ⇒ extrait non étudié, mais issu d’une des 4 œuvres intégrales (OI) au programme.

Les atouts pédagogiques et intellectuels de la réforme me semblent incontestables. Être interrogé sur un passage inédit (bien qu’issu d’une œuvre intégrale) oblige l’élève à développer une véritable compétence analytique, plutôt que de se fier uniquement aux cours et fiches à apprendre par cœur. On postule enfin l’intelligence des élèves. Qui plus est, l’accent mis sur l’analyse de l’inédit renforce la cohérence avec l’épreuve écrite du commentaire composé.

Mais… Les modalités de l’épreuve ainsi conçues présentent un fort danger d’inégalités : les élèves tombant par chance sur un extrait vu en classe pendant l’étude de l’OI seraient incroyablement avantagés.

Pourquoi ne pas faire un petit pas de plus vers l’autonomie ?

Une alternative s’impose à mes yeux : ne surtout pas interroger l’élève sur un texte issu d’une œuvre travaillée, mais bel et bien sur un texte inconnu, distinct des quatre œuvres. Un corpus de textes hors programme pourrait être soumis aux examinateurs.