La liberté commence là où l’ignorance finit : mon combat pour une instruction sans compromis

LECTURE : Un élève sur deux seulement atteint le niveau requis en 6ème c’est-à-dire lire plus de 120 mots en une minute. 15% des élèves sont même à moins de 90 mots par minute, ce qui équivaut à un niveau CE2.

Tout va bien.

Ce que je constate :

– Mes élèves de Collège, dans leur immense majorité, ne sont pas invités à lire plus d’un livre par an. L’écriture devient une option facultative.

– Les enseignants de mes élèves de Lycées (des Lycées très bien cotés, qui plus est !!!) recommandent aux lycéens de visionner les films des œuvres classiques au programme, et, s’ils sont vraiment très doués (!!), de passer au livre audio… On contourne l’effort au lieu de le valoriser.

– Cette semaine, j’ai expliqué à mes élèves de 1ères que 1789 n’était pas la date de la 1ère guerre mondiale, qu’une phrase commençait par une majuscule et se terminait par un point, que…non…Voltaire ne se battait pas « pour le maintien du fascisme ». –

D’ici deux semaines, ces mêmes élèves auront compris et appris tous les mouvements littéraires allant de l’humanisme de Montaigne à l’absurde de Camus. Pourquoi ?

Parce qu’ils en sont capables.

Il y a désormais 12 ans, j’ai quitté l’Education Nationale car je ne supportais plus l’abyssal mépris de l’institution pour les élèves. Le nivellement par le bas est une bien étrange stratégie pour ceux qui nous demandent pourtant de faire apprendre par cœur que « la liberté commence là où l’ignorance finit ».