Les procédés d’écriture

🔴 Voici la fameuse liste de procédés d’écriture : à retenir par coeur

Le rôle des discours rapportés : DD, DI, DIL. cf fiche Le DD par exemple peut correspondre à un parti pris d’objectivité et permet de rendre compte des niveaux de langue et des marques d’oralité (hésitations, interjections, accents…) restituant ainsi le statut social des énonciateurs ainsi que leurs émotions. 

Vérifier également si le texte ne comporte pas un commentaire de l’auteur lui-même. (Ex : Stendhal dans la Chartreuse de Parme : “ Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment.”). 

Les pronoms : présence ou non de l’énonciateur ? Remarquer et commenter le passage du tu au vous (distance ? changement de situation d’énonciation?) ou du vous au tu (fraternité ? mépris ?), du je/tu au nous (implication de l’énonciateur, valeur universelle, procédé de généralisation). S’interroger sur la valeur de l’indéfini on. Noter les oppositions de pronoms. 

  Analyser la valeur des temps. cf fiche 

La valeur des modes : les modes conditionnel et subjonctif expriment le doute, l’hypothèse, tandis que le mode indicatif est le mode de la certitude ; participe présent : action en train de se réaliser ; impératif : valeur d’injonction ou souhait ; infinitif : mode impersonnel… 

Les types de verbes : d’action, d’opinion, de mouvement, de sentiment ? 

Le rythme de la phrase

– Étudier son rythme : croissant (de plus en plus longues) / décroissant, régulier / saccadé (coupes nombreuses)…Prendre en compte les ruptures de rythme. Phrases amples / phrases brèves / rupture de rythme mettant en valeur la phrase brève. Rythme ternaire (lyrique) / rythme binaire (opposition, symétrie, comparaison..). 

– Les modes de liaison afin d’analyser les effets d’accumulation ou de rupture (juxtaposition, subordination, coordination). 

– Montrer également en quoi le rythme d’une phrase peut s’accorder avec les idées exprimées. Ex: rythme binaire : vers ou phrase divisée en deux mesures sensiblement

égales. Ce rythme peut traduire la logique, l’équilibre, la régularité…Ternaire : trois mesures sensiblement égales. Peut mettre en valeur des parallélismes, des répétitions… 

ponctuation : modalité exclamative (exprime : ordre, surprise, peur, indignation..) / interrogative / points de suspension / points virgules (procédé d’accumulation). 

Le(s) niveau(x) de langue : soutenu, courant, familier + précieux, argotique, archaïque, cru… 

Les figures de style : en déduire des effets de sens précis, en lien avec le texte. cf fiche 

vocabulaire mélioratif /péjoratif 

Interjection dramatique : hélas ! Oh ! (à ne pas confondre avec l’apostrophe Ô)

connecteurs logiques : marquent les étapes d’une réflexion ou d’une argumentation (tout d’abord, en outre, cependant, en effet…) 

indicateurs de lieu ou de temps : permettent de structurer le récit 

négation (simple / restrictive) : la négation restrictive met en valeur le terme qui suit (ex : Je ne veux que travailler = négation restrictive qui traduit l’obsession du travail pour l’énonciateur). 

assonances, allitérations : Ces procédés cherchent à imiter le son suggéré dans la phrase ou le vers. On parle d‘harmonie imitative. 

Les champs lexicaux : attention au relevé systématique des champs lexicaux. À n’étudier que s’ils sont particulièrement signifiants. Par exemple, harmonie ou opposition (lumière/ombre ; silence/bruit ; mort/vie ; paysage/rêve ; intériorité/extériorité…). Penser aux possibilités de polysémie et aux sens figuré/propre.